Accueil   |   Villas de charmes |   Villas de luxe |   Maisons de campagne  |   Palais Marrakech |   Appartement Villa |   Histoire de Marrakech |   Contact
     
Dar Saad
Coups de Coeur

Villa Catherine A partir de
79 €

Dar Jellouna A partir de
81 €

Villa Aalma A partir de
80 €

Riad Jawad A partir de
81 €
 
Karmela
Partenaires


 
UN PEUT D' HISTOIRE


Marrakech, c’est d’abord, avec Fès, sa rivale fondée deux siècles et demi plus tôt, le coeur historique du Maroc. Marrakech (Marrakush en arabe), Marocco, le nom du pays vient de là.
Son emplacement est idéal, puisqu’elle se trouve à égale distance de la côte atlantique et du Sahara. Les montagnes du Haut Atlas ne sont qu’à une soixantaine de kilomètres de Marrakech et la mer, tout juste à 197 km.
Cette situation stratégique explique d’ailleurs la domination de la ville pendant plusieurs siècles et son statut, dans l’Histoire, de capitale méridionale du Maghreb.
Zone de Texte: CA NE DATTE PAS D’HIER  selon la légende, l’origine de Marrakech est due à un homme bleu, du nom de Youssef ben Tachfine, qui avait planté sa tente ici pour un séjour ; mais ce nomade mangea tant de dattes qu’il fit surgir une palmeraie autour de son campement. C’était en 1062 ou en 1070, selon les sources.   Rappelons qu’elle fut, du XIe au XIIIe siècle, la capitale berbère d’un empire qui englobait l’Espagne musulmane, d’abord sous les almoravides (fin du XIe siècle début du XIIe puis sous les Almohades.
Les Almoravides
Marrakech naît d’une oasis choisie comme campement parle chef almoravide Abou Bekr lorsqu’il pénètre, en 1062 ou 1070, dans la plaine du Haouz.
L’endroit est idéal, avec de l’eau et une colline rocheuse à proximité celle de Guéliz qui devra, par la suite, fournir la pierre pour la construction de la Koutoubia. Le premier campement, entouré d’une enceinte de branchages, tait progressivement place à quelques constructions solides autour d’une kasbah et d’une mosquée. Youssef ban Tachfin, cousin d’Abou Bekr, aménage des canaux d’irrigation et tait creuser des puits reliés par des conduits souterrains (khettare) pour alimenter le site en eau. En 1062 toujours, Youssef ban Tachfin s’empare de Fée, de Meknès et de Taza. En 1086, il débarque à A) gésiras et étend son empire jusqu’à Lisbonne et Tolède. Son fils Ah (1107-1144), qui lui succède à 23 ans, entoure Marrakech d’une véritable ceinture de remparts en pisé, pestés de portes monumentales. il perfectionne le système d’alimentation hydraulique, construit les premières fontaines publiques et développe les cultures en créant de nombreux vergers. Grand amateur d’art et d’architecture, le jeune monarque fait appel à des artistes andalous qui dotent sa capitale de magnifiques édifices. Musiciens, savants, écrivains et artistes divers se succèdent à sa cour.
Ibn Toumert, un redoutable orateur originaire de tinmel, choqué par le faste de cette cour et par le déclin religieux du royaume, prêche une réforme pour le rétablissement d’une foi pure. Avec quelques compagnons, il fonde une confrérie appelée les Almohades (de al-muwahiddun, «ceux qui affirment l’unicité de Dieu »). Conscient du danger le souverain consolide le système défensif des remparts de Marrakech. Cette précaution n’empêche pas Abd al-Moumin ban Mi (1100-1163), disciple préféré et successeur d’Ibn Toumert, de s’emparer de la capitale, en 1147, après un siège de neuf mois. Ses troupes fanatiques la pillent, exécutent une partie de la population pour éliminer les mauvais musulmans » et rasent les édifices religieux, sous prétexte qu’ils ne sont pas bien orientés vers La Mecque. Ishak, le plus jeune fils d’Ail, est massacré. C’est la fin de la dynastie almoravide. De toutes les splendeurs de cet âge d’o il ne reste plus que de rares vestiges, comme la Koubba, découverte en 1948 et restaurée récemment.

Les Almohades
Abd al-Moumin ben Ali (1144-1163), le nouvel émir de la dynastie almohade, établit sa capitale à Marrakech où il fait construire la Koutoubia (1157), la plus grande mosquée du Maghreb, et dessiner un verger qui deviendra le jardin de la Mènera. Souverain d’un empire qui s’étend de la Castille à la Tripolitaine (actuelle Libye), le calife et prince des croyants» poursuit l’islamisation des Berbères. Ce grand monarque s’éteint à l’âge de 63 ans.
Abou Yacoub Youssef (1163-1183), son fils, gouverneur de Séville, rentre aussitôt à Marrakech et poursuit l’oeuvre de bâtisseur entreprise par son père. On lui doit, entre autres, le jardin de I’Agdal ; mais aussi la construction à Séville de la mosquée et de la Giralda. Il rassemble à sa cour de Marrakech un grand nombre d’artistes, d’historiens et de savants. Son médecin personnel n’est autre que le philosophe Averroès, commentateur d’Aristote mais aussi inventeur de la première saignée thérapeutique sur des enfants.
Son fils Yacoub (1184-1199), né d’une esclave noire, dote Marrakech d’une nouvelle mosquée, celle de la Kasbah, encore visible aujourd’hui. Sous son règne, la capitale maghrébine se couvre de palais, d’édifices civils et religieux, et de jardins. Le commerce est florissant et la ville se développe considérablement. On agrandit les murailles que l’on perce de nouvelles portes, comme la magnifique Bâb-Agnaou, qui subsiste encore. Le souverain prend son surnom d’El-Mansour, « le victorieux », après avoir vaincu les Espagnols à Alarcos en 1195.

Le déclin
Mais sa mort, en 1199, marque la fin de son empire et le déclin de Marrakech. Son fils, Mohammed en-Nacir (1199-1213), né de mère chrétienne, préfère s’établir à Fée. S’ouvre alors une longue période de troubles. Les défaites se succèdent et le jeune roi, qui n’a que 17 ans à la mort de son père, s’éteint quatorze ans plus tard, de chagrin dit-on. L’empire vit des années tragiques. Les provinces regagnent leur indépendance et Marrakech n’est plus la superbe capitale de jadis.
En 1269, Abou Youssef Yacoub, chef de la tribu des Beni Merine, profitant des divisions des Almohades, s’empare de la ville et transfère sa capitale à Fès-el-Jédid, c’est-à-dire la « ville nouvelle». Les Almohades tenteront bien de résister encore, notamment à Tinmel d’où était parti leur fondateur, Ibn Toumert. Mais leur dynastie s’éteint en 1278. Elle aura réussi, en moins d’un siècle, à faire de Marrakech la ville la plus grande et la plus peuplée du pays, avec ses 150 000 habitants. À partir de ce moment, la ville entame une période de léthargie de plus de 250 ans.

Les Saadiens
En 1524, le sultan saadien Ahmed Aredj rétablit Marrakech comme capitale. La ville retrouve progressivement sa splendeur. D’abord sous le règne de Moulay Abdallah (1 557-1573) qui, entre autres, agrandit la médersa Ben-Youssef et ordonne la construction de la fontaine Mouassine. Puis sous celui du célèbre Ahmed el-Mansour (1578-1603), surnommé Ahmed « le victorieux », après la bataille des Trois Rois. La conquête de nouveaux territoires lui assure le contrôle de tout le commerce caravanier entre le fleuve Niger et le Maroc. Il peut donc ajouter à son nom celui de « El-Dehbi » (« le doré«). L’or du Soudan qui entre dans ses caisses lui permet de réaliser de somptueuses constructions, comme le palais El-Badi, « l’incomparable », ou les tombeaux Saadiens, où il fait inhumer sa mère. À sa mort, Marrakech va être à nouveau délaissée. Moulay Ismail (1646-1727), grand admirateur de Louis XIV, préfère Meknès comme capitale. Le palais El-Badi est démantelé et les tombeaux Saadiens murés.
Zone de Texte: ROI DE MARRAKECH, PRINCE DES CROYANTS   Sidi Mohnmmed ben Abdeliah est nouwre oi de Marrakech en 1746. Ce souverain pieux, proclamé prince des croyants dans la mosquée de la Koutoubio, ,estaure plusieurs palais et fonde la ville d’Essuouira et le port d’Anfa, futur Casablanca Il offie un palais n chacun de ses fils ; lun d’eux heritera ainsi du Mn aman, qui deviendra bien plus tard La Mainounia, ce palace incontou,nal ’ie du début du XX’ sibcle,;0]     Quelques sultans, par la suite, feront cependant exécuter des travaux dans la capitale déchue.
Moulay Hassan, un des fils du roi Sidi Mohammed ben Abdellah, agrandit le dar El-Beida, «la maison blanche », pour y installer son harem, dans le jardin de l’Agdal. Le grand chambellan de Moulay Abdel Aziz se fait construire le palais de. la Bahia, «la merveilleuse ». Son frère, plus modeste, se contentera d’édifier le dar Si-Said, transformé de nos jours en musée d’Art régional. Les jardins de l’Agdal et de la Mènera sont replantés. Mais Marrakechse dépeuple progressivement: elle ne compte plus que 75000 habitants en 1912.

Le renouveau
Sous le protectorat français, la ville perd définitivement son rang de capitale. Le maréchal Lyautey, commissaire résident général de 1912 à 1925, lui préfère Rabat. Il tient cependant à préserver le patrimoine artistique des Marrakchis. La vieille cité sera conservée intacte. On dit môme que Lyautey entra dans une violente colère lorsqu’il découvrit la première construction en béton (un café) sur La place Jemaael-Fna. Henri Prost, architecte urbaniste, a pour mission d’édifier à proximité une ville nouvelle pour les Européens: Guèliz. Ses constructions doivent être de la môme couleur ocre rouge que celle de la médina. En 1936, Marrakech comptait 190 000 habitants. Avec sa population de 1 250 000 âmes, elle est aujourd’hui la troisième ville du pays. Hassan li y séjournait souvent avec sa cour, Il fit d’ailleurs restaurer le palais royal, employant, dit-on, 3000 artisans à sa décoration. Avec le développement du tourisme, la ville e retrouvé une nouvelle jeunesse. Elle est devenue, de nos jours, une destination incontournable.


Le Maroc antique
Comme en Algérie, parmi les premiers habitants identifiés du Maroc, on compte les Berbères, mais leur origine et leur histoire sont assez mal connues. On sait que les Phéniciens du Liban s’établissent dès le XII’ siècle av. J.-C., d’une part sur les côtes méditerranéennes du Marco, fondant ce qui deviendra Melilla, d’autre part I sur la côte atlantique à Lixius, près de Larache, et jusqu’à lite de Mogador en face d’Essaouira, Ils sont relayés par les Carthaginois à partir du Ve siècle av. J.-C. Véritable puissance africaine, Carthage établit des relations étroite avec les royaumes numides, et contribue à la sédentarisation d’une partie des populations berbères jusque-là nomades. À la fin du 1V’ siècle av. J.-C., quelques tribus berbères créent dans le Nord du Maroc le royaume de Maurétanie.
Après la chute de Carthage (milieu du Il’ Siècle av. J.-C.), les Romains s’implantent au Maghreb. Au milieu du Ier siècle apr. J.-C., ils fondent dans le Nord du Maroc la province de Maurétanie Tingitane (d’après le nom romain Tingis, aujourd’hui Tanger), qu’ils administrent en profondeur. À la différence des Grecs et des Carthaginois, les Romains ne sont pas de grands explorateurs, Ils cherchent en premier lieu à consolider les frontières de leur territoire. Aussi construisent-Ils un limes afin de se prémunir des Invasions nomades. En outre, ils apportent avec eux un invité de marque: le dromadaire. Grâce à cet animal, les nomades, qui jusqu’alors se déplaçaient à cheval, acquièrent une grande autonomie. Sous les Romains, le développement économique, architectural et culturel du Maroc devient très important, particulièrement au tournant de notre ère sous le règne de Juba Il, roi local éduqué à la cour Impériale d’Auguste, époux de la fille d’Antoine et de Cléopâtre, qui favorise grandement les arts et les lettres. La ville de Volubilis en est le témoignage. Cet âge de grèse durera jusqu’au milieu du IV’ siècle apr. J.-C. Puis c’est l’effondrement de l’empire. Au début du V’ siècle de notre ère, les Romains entrent en conflit avec Byzance et sollicitent l’aide des Vandales, qui ne se font pas prier pour intervenir. Ils prennent Carthage en 439, mais finissent à leur tour par succomber aux attaques des Byzantins. Dans le même temps, les tribus nomades du désert sont plus belliqueuses que jamais. C’est donc dans une Afrique méditerranéenne très affaiblie que pénètrent les Arabes.

La conquête arabe

Partie d’Arable, l’expansion arabe vers l’ouest atteint l’Egypte en 640, progresse en Cyrénaïque (l’actuelle Ubaye) quelques années plus tard, pour atteindre l’Ifriqiya (actuelle Tunisie) vers 670 (fondation de Kairouan). Les Arabes assimilent, tout en la repoussant vers l’ouest, une tribu berbère nomade: les Zénètes. Parmi eux s’individualise un groupe important: les Sanhadja, qui, contrairement aux Zénètes, sont restés exclusivement berbérophones. La conquête du Maghreb proprement dite se heurte à une vive résistance des Berbères sanhadja et s’achève vers 705. On raconte que Oqba ben Nafi, le chef arabe, atteignant la côte atlantique à Massa, pénétra à cheval dans la mer et prit Dieu à témoin que seule celle-ci l’empêchait d’aller combattre plus loin... La conquête du Maroc servira de point d’appui à celle de l’Espagne.
Les Arabes possèdent alors un empire allant de la Perse à l’Atlantique. À l’évidence, un territoire trop difficile à contrôler de Bagdad ; des révoltes berbères amènent la constitution de royaumes indépendants.

Le royaume idrisside

Idriss ibn Abdallah, descendant du prophète Mahomet par sa fille Fatima, échappant au massacre de sa famille par le calife abbasside de Bagdad, arrive à Volubilis en l’an 788. Il réussit à séduire une tribu berbère — les Aouraba — et à s’en faire élire chef: il est le premier d’une longue série à user d’une autorité religieuse pour s’imposer.
Son fils, né de sa concubine berbère deux mois après sa mort, est lui aussi reconnu par la même tribu comme héritier et chef. Idriss Il fonde la ville de Fès et parvient à rassembler les Berbères du Nord du Maroc en un seul royaume. Mais, à sa mort, ce royaume est partagé entre ses fils.

Les grandes dynasties berbères

Désireux de propager leur conception d’un islam orthodoxe, le kharidjisme, mais aussi poussés par un besoin d’expansion économique, de grands nomades caravaniers originaires du Sahara occidental progressent vers le nord par la force des armes. Remontant des rives du fleuve Sénégal, ils s’emparent tout d’abord de Sijilmassa, carrefour du commerce transsaharien, puis de Taroudannt, capitale du Sous.
- En 1061, leur chef, Youssef ben Tachfin, établit la dynastie des Almoravides (en arabe : almorabitoun,  « les Fidèles du ribat »,un monastère fortifié). Ils fondent la ville de Marrakech (1062 ou 1070) et étendent leur domination sur tout le Maroc et une grande partie de l’Espagne: en 1103, ils s’emparent de Valence, défendue par un certain Rodrigue (souvenez-vous : le Cid, c’est lui !). Amollis par la douceur andalouse, en butte aux offensives chrétiennes en Espagne et à de redoutables contestations au Maroc, les successeurs de Youssef sont rapidement confrontés à une nouvelle puissance venue elle aussi du Sud. En 1125, Mohammed ibn Toumert — un Berbère originaire d’une tribu de l’Anti-Atlas—s’installe à Tinmel, dans le Haut Atlas, et commence à prêcher une réforme des pratiques musulmanes et de la théologie: pour lui, les Almoravides sont des impies. Cet homme lettré, puritain et intransigeant, se sent investi d’une mission divine. À sa mort, il nomme Abd al-Moumin, un Berbère d’Alger, comme successeur.
-  Excellent soldat et homme d’État, Abd al-Moumin instaure la dynastie des Almohades (de l’arabe al-muwahiddun, les « Unitaires », car Ibn Toumert, entre autres, prêchait la doctrine de l’unicité de Dieu) à la place des Almoravides. Pendant plus d’un siècle, à l’apogée de la puissance berbère, les Almohade a règnent sur un empire s’étendant de l’Espagne à la Libye. Bon nombre de monuments civils ou religieux datent de cette époque et sont l’oeuvre du plus fameux des sultans, Yacoub el-Mansour. Là encore, un mouvement très strict au départ donne naissance à une civilisation brillante et raffinée qui attire de grands esprits (le philosophe Averroès meurt en 1198 à Marrakech, où il s’est établi). Mais les succès de la reconquête chrétienne en Espagne provoquent l’effondrement des Almohades, auxquels succèdent, de 1269 à 1421, les Mérinides.
- Les Mérinides : Abou Youssef Yacoub, chef d’une tribu Zénète, les Beni-Merine, ne peut accepter cette défaite contre les chrétiens. Après s’être emparé de Marrakech en 1269, il entraîne ses troupes à la reconquête de l’Espagne et fonde, au passage an 1276, Fès-el-Jédid, qui aura la particularité de posséder un quartier juif placé sous la protection du sultan. Dans la première moitié du XIV siècle, deux grands souverains, Abou el-Hassan et Abou Inan, rétablissent, pour peu de temps, l’unité du Maghreb :

Tunis est conquise en 1347. Mais les Mérinides doivent affronter d’autres tribus rivales, très supérieures en nombre, et lutter contre les troupes catholiques espagnoles. De plus, l’infant du Portugal, Henri le Navigateur, s’empare d’un certain nombre de villes de la côte et fonde des comptoirs fortifiés, notamment à Ceuta (1415). Enfin, contrairement à leurs prédécesseurs, les Mérinides ne sont pas investis d’une haute mission religieuse et ne peuvent galvaniser leurs troupes à l’évocation d’un simple au-delà de félicités éternelles. À l’expansion succède le repli.
- Une autre dynastie Zénète, les Wattassides après avoir régenté les Mérinides, finit par les supplanter en 1472 (elle régnera dans une période de troubles jusqu’en 1554). Dans (e même temps, l’Occident chrétien affiche des visées expansionnistes. Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille reprennent la ville de Grenade en 1492, parachevant ainsi la Reconquista de la péninsule Ibérique. Les Andalous regagnent en masse l’Afrique du Nord, migrant jusqu’aux confins du Sahara. Simultanément, Portugais et Espagnols se font agressifs sur les côtes marocaines, et multiplient l’implantation de comptoirs.
- Une telle déchéance appelait une réaction. Elle viendra d’une famille originaire d’Arabie, les Saadiens, se proclamant chorfa (pluriel de chétif qui signifie descendant du prophète) et implantée dans la vallée du Drâa, qui décide de chasser l’envahisseur chrétien et organise une véritable guerre sainte. Les Saadiens réussissent à reprendre la totalité des comptoirs portugais, à l’exception de celui de Mazagan, l’actuel El-Jadida. Et en 1578, c’est le coup de grâce :

les troupes portugaises sont défaites à la bataille d’Alcaçar-Quivir (nom portugais de la ville d’elKsar el-Kébir, dans l’arrière-pays de Larache) et leur jeune souverain, Sébastien, est tué. Cet événement marque le début du déclin du Portugal, qui tombe rapidement sous la coupe de l’Espagne de Philippe II. Les Saadiens triomphent.

Ils pratiquent une politique d’expansion vers le sud, qui se concrétise en 1591 par la prise de Tombouctou et le déclin de l’empire songhaï au Mali, alors appelé « pays des Noirs » (Bilad al-Sudan), notamment grâce à de petits canons montés sur une armada de 4000 chameaux. Le bénéfice est immense : le Maroc prend le contrôle des mines de sel du Sahara central, source de revenus très importante. De plus, l’or produit dans les mines du Bambouk et du Bouré, ainsi que les esclaves, remontent vers le nord. Le principal souverain de la dynastie saadienne, Ahmed el-Mansour, est surnommé Ed-Dehbi (« le Doré »).
Mais ce court âge d’or ne dure qu’un quart de siècle car, rongée par des querelles intestines et la médiocrité des souverains, leur dynastie ne peut conserver le pouvoir. Leur dernier chef, Mohammed XII (1636-1654), exerce une politique extrêmement favorable au monde chrétien, ce qui, en réaction, favorise l’influence des confréries religieuses, les zaouîas.

La dynastie alaouite
Originaires du Tafilalet (région d’Erfoud-Rissani), lesAlaoults. se proclament descendants d’Ali, gendre du prophète. Ils mènent une vie pauvre, méditative et vertueuse. C’est la dynastie régnant encore aujourd’hui, et représentée par l’actuel roi du Maroc, Sa Majesté Mohammed VI.
C’est Moulay Ismaïl (1672-1727), en succédant à Moulay Mohammed et à Moulay Rachid, qui réorganise le Maroc. Pendant plus d’un demi-siècle de règne, il ne cessera de batailler contre les tribus insoumises, les Turcs ottomans et les chrétiens. Moulay Ismaïl est surnommé parles historiens» l’Assoiffé de sang C’est un peu le Louis XIV marocain : longévité exceptionnelle, grand appétit de puissance dans tous les domaines (Il avait un harem de 500 femmes, dit-on...). À son époque, Meknès est privilégiée comme ville impériale. Il met en place un système politique centralisé appelé makhzen (littéralement le « magasin »), qui se maintiendra jusqu’au protectorat. On opposera longtemps le bled makhzen (le pays soumis au avoir central) au bled saïba, les régions dissidentes, comme les régions de monme qui conservent ure farouche indépendance.
Mais le XVIIIe siècle voit le Maroc s’enfoncer dans une longue période de troubles:
sécheresse, famine et épidémies (la peste notamment, entre 1797 et 1800) déci,nt la population, l’économie va mal et le pays se replie sur lui-même, favorisé _r l’émergence d’une forme de caïdat. De son côté, l’Europe, engagée dans la Voie dola révolution industrielle, prend pied en Afrique du Nord. Par son immobilisme et ses richesses supposées, le Maroc excite les convoitises.

L’ère coloniale
Le débarquement des troupes françaises à Alger en 1830 suscite de vives réac‘s au Maroc. Moulay Abd er-Rahman, en nouant des intrigues avec l’émir Abd el-Kader, alors en rébellion contre l’autorité française en Algérie, se laisse entraîner sans une guerre ouverte contre la France. L’armée française, conduite par le général Bugeaud (qui devait posséder une drôle de casquette, puisqu’elle fit l’objet d’une chanson reprise en coeur par tous les gamins pendant plus d’un siècle !), pénètre u Maroc en 1844, écrasant les troupes chérifiennes à la bataille d’Isly. Dans le même temps, les Espagnols s’emparent de Tétouan (1860). Moulay Hassan (1873- B94) réussit cependant à maintenir la barre du royaume, mais l’entrée en dissis nombreuses confréries et l’accentuation de la crise financière poussent l’Etat marocain à l’endettement.

Des traités commerciaux régaliens sont alors conclus, qui suppriment pratiquement les droits de douane pour les produits européens. Tout en reconnaissant la souveraineté du Maroc, la conférence de Madrid (1880)autorise les étrangers à acquérir des terres. Les grandes entreprises anglaises, allemandes et françaises s’implantent alors en masse.

 

avignon Hotel
avignon Hotel

Pour une villa a Marrakech, que se soit pour le Weekend ou la semaine nous vous offrons le meilleur de Marrakech.
GSM : +212 6 65 80 71 87 - Mail: contact@villaamarrakech.com